La Nouvelle traduction du Missel Romain,

don de l’Église pour dire les mots de la foi.

 

 

 

Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble et Président de la Commission épiscopale pour la pastorale liturgique et sacramentelle au sein de la Conférence des évêques de France, explique pourquoi une nouvelle traduction du missel romain sera appliquée dans les diocèses de France durant l’Avent 2021.

En savoir plus ici et découvrir le nouveau numéro de C@P 94

Des ressources pour la liturgie ici

Dimanche de la Santé le 13 février 2022

Depuis 1992, l’Église universelle célèbre tous les 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée Mondiale du Malade.

Son thème cette année : “Soyez miséricordieux, comme votre père est miséricordieux”.

Lire le message du Pape François 

La Journée mondiale du malade se décline dans les diocèses français en un Dimanche de la Santé, pour rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes et la préservation du don de la santé sont des priorités évangéliques.
« J’étais malade et vous m’avez visité » Mt 25, 37

Dans notre diocèse de Créteil, l’Église est présente sur le terrain de l’accompagnement, au sein des aumôneries hospitalières, des aumôneries de maisons de retraite, par le Service Évangélique des malades en paroisse, par la pastorale des personnes handicapées et aussi auprès des professionnels de santé.

Le Dimanche de la Santé aura lieu cette année le dimanche 13 février 2022, avec le thème : HEUREUX !

Nous sommes appelés à porter notre regard et notre prière sur le monde de la santé et sur tout ce qui se vit au nom de l’Eglise pour prendre soin des personnes malades, âgées ou handicapées, des soignants, des aidants…

Dans le contexte actuel, cette invitation devrait résonner avec force et espérance !

Pour plus d’information, contacter :

Solange PIERRE (coordinatrice du SEM pour le doyenné) 07 51 38 49 66

Télécharger le Kit d’animation ici

 

En savoir plus:

Contact diocèse de Créteil:

Marie-Thérèse Groyer-Picard : picardmt@orange.fr

 

Témoignages

Il y a cinquante ans, le Concile Vatican II a restauré le diaconat, comme un ministère à part entière. Le diaconat a été institué par les Apôtres, aux premiers temps de l’Église pour assurer le « service des tables » (Actes 6, 3-7), « Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge ». Ce ministère diaconal a été délaissé au fil des temps, devenu une étape avant l’ordination presbytérale. Pourtant le ministère du diacre est bien complémentaire au ministère du prêtre. Mais aujourd’hui, en ordonnant diacres permanents des hommes pleinement insérés dans le Monde, l’Église fait preuve d’audace pour aller rejoindre les hommes là où ils vivent… Notre Pape François ne nous exhorte-t-il pas d’aller les rejoindre aux périphéries de notre société ? Mais quelle est donc alors la spécificité du diacre ? Le ministère d’un diacre peut se lire sur ses deux mains.

La main gauche : c’est le ministère de la Charité…

Les diacres sont plus particulièrement appelés à vivre la charité, à vivre l’amour du Christ pour tout homme, pour toute femme de notre monde. Vivre la charité, mais aussi rappeler à l’Église, à nos communautés, sans relâche, que sans la charité, sans l’amour, nos célébrations, nos prières, sonnent creux. Saint Paul l’a écrit dans cette lettre aux Corinthiens : « s’il me manque l’amour, je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante » (1 Co 13, 1).

Lors de son ordination, le diacre reçoit de son évêque une lettre de mission particulière. Les missions des 55 diacres de notre diocèse de Créteil sont toutes différentes, car ils sont chacun spécialement envoyés vers les personnes malades, les personnes séparées ou divorcées, les personnes handicapées, les personnes sous l’addiction de l’alcool, les jeunes, les prisonniers, les familles, les Roms, les migrants, les couples de religions différentes, les couples en difficulté d’enfants, les personnes de milieu populaire, les nonchrétiens, les recommençants dans la Foi, les habitants de nos Cités…

Savez-vous aussi que cette étole que le diacre porte en diagonale sur l’épaule, est le signe de ce ministère de la charité, signe du service aux plus démunis. Si le diacre la porte sur l’épaule gauche… Monsieur le Maire, la porte sur l’épaule droite : mais c’est aussi le signe du service à ses administrés… le même sens du service… que l’on appelle charité ou fraternité !

Avec la main droite : c’est le ministère de la Parole.

C’est un ministère bien particulier de proclamer la Parole de Dieu. Car cette Parole n’est pas la mienne, mais celle de Dieu qui nous parle au-delà de ma propre voix. Et il faut apprendre à se déposséder de cette Parole pour pouvoir la proclamer.

Il y a aussi le service de l’homélie… Quel travail ! Ruminer la Parole, mâchouiller les textes de la liturgie, pendant des jours… prier, être à l’écoute de ce que Dieu nous dit à travers cette Parole… à travers les événements du monde… Et si l’homélie du prêtre est du domaine de l’enseignement… en écho, l’homélie du diacre est du domaine du témoignage. Et la main droite est en face de la main gauche pour la proclamation de la Parole, car lors de son homélie le diacre va pouvoir témoigner du service de la charité, de l’amour du Christ pour tout homme, pour toute femme, à travers ce que nous vivons les uns les autres.

Quand le diacre lève ses deux mains : c’est le ministère de la Liturgie.

Quand ces deux mains se rejoignent pour s’élever vers Dieu, elles se croisent pour former une voute qui signifie cette Alliance entre Dieu et les femmes et les hommes de notre temps… Dieu présent au monde présent ! Comme la voûte tout en bois de notre cathédrale Notre-Dame de Créteil : première cathédrale du XXIème siècle, signe de la diaconie de l’Église en Val-de-Marne.

Le diacre prépare l’autel pour l’Eucharistie. Il verse quelques gouttes d’eau dans le vin du calice, pour rappeler cette nouvelle Alliance du Christ qui a pris la condition de notre humanité.

Lors de l’élévation, le diacre présente le calice, contenant le Sang du Christ présent, avec les deux mains de la Charité et de la Parole. Si le diacre reste alors muet, c’est en témoignage de ceux qui ne sont pas là, de ceux qui sont sans voix, de ceux qui n’ont pas la parole dans notre Église. Et c’est justement vers ceux qui sont loin de l’Église, ceux qui restent sur le seuil de nos églises, c’est vers eux que le diacre nous envoie à la fin de la messe… Allez-vous en sur les places et les parvis, y chercher mes amis !

Et ce ministère de la liturgie, c’est aussi la célébration des baptêmes. Toujours de très belles célébrations avec une liturgie riche de rites et de signes perceptibles si l’on prend le temps de leur donner tout leur sens

La célébration des mariages est aussi toujours un beau moment de paix et de joie partagées. Une célébration toujours minutieusement préparée par les fiancés, dans tous les détails, avec des signes liturgiques qui nous dépassent souvent.

Les funérailles sont aussi des moments de grâce pour célébrer la vie de celui ou de celle qui est retiré à ses proches. Un moment où l’on peut témoigner de notre espérance dans la Vie du Christ ressuscité. La liturgie des funérailles permet de poser des gestes riches de vérité.

Mais le diacre doit avoir aussi les deux pieds sur terre :

Car tout ceci ne serait possible sans le soutien de la prière, sans avoir des moments de fondation par un dialogue régulier avec le Seigneur. Et là : ça se complique… Diacre en activité… cela veut souvent dire pour nous : courir après du temps qui manque. Courir après une pendule rendue folle dont les aiguilles avancent toujours trop vite.

Les diacres comptent bien sûr votre prière pour exercer ce beau ministère que l’Église leur a confié.

Alain SMITH, Diacre.