Il nous faut prolonger notre réflexion sur les aidants et les familiers d’une personne demandant l’euthanasie. Comment devons-nous nous positionner ? En rappelant notre responsabilité du don de Dieu et la vérité de l’amour jusqu’à redécouvrir à chaque instant la volonté de Dieu. Nous sommes responsables de nos frères devant Dieu qui continue de nous interroger : « Qu’as-tu fait de ton frère ? »[1] Dans l’humilité, il nous faut relire notre propre expérience de la relation dans la vérité de la personne humaine et de sa dignité propre. Si un jeune homme de 20 ans décide de se jeter du pont par désespoir amoureux, et parce que c’est une trop grande souffrance de supporter cela. Naturellement chacun fera en sorte de l’en dissuader. Mais lorsque c’est un vieux dans un lit d’hôpital, ou une personne avec une pathologie grave, alors là, tout est permis. N’allons pas dans l’hypocrisie relativiste qui cherchera à dire que ça n’a rien à voir. « Ça » a justement tout à voir.
L’accompagnement des personnes est de rappeler le don précieux de la vie comme une occasion de cheminer ensemble dans une relation plus forte car plus vraie lorsqu’on est proche de la mort. La fin de vie s’accompagne d’une relation de vie et non d’une forme de terrorisme par la possibilité d’accélérer la mort. La vie de l’homme est relation et l’accompagnement de chacun dans tous les aspects de la réalité quotidienne ouvre d’autres horizons. « Chaque vie conçue est un grand bien et la destruction et l’interruption de la grossesse sont un mal énorme »[2] disait le cardinal Wojtyla, et c’est aussi vrai pour l’euthanasie. La destruction de toute vie est un mal pour toute l’humanité, et sa conscience. Nous pouvons parler d’une conscience commune abimée par des actes insensés. La liberté interpersonnelle implique une responsabilité de tous, dans les choix d’un. Rien n’est neutre dans ces domaines, surtout si socialement nous en faisons un acquis. Comment les générations futures pourront comprendre ce néobarbarisme ? Non, l’euthanasie n’est pas la dernière liberté à conquérir, mais la énième tyrannie à établir. Déjà d’ailleurs certains attaquent la liberté de conscience pour obliger à la pratique des actes euthanasiques sans parler des abusifs délits d’entrave. Tout est dit dans l’application mortifère et liberticide de telles mesures.
Derrière la question de l’euthanasie, c’est toute la dignité de la personne qui est en cause. Or la dignité de la personne est signifiée entre autres par la fraternité. Toute personne est digne car elle est d’abord mon frère. Dans la devise républicaine, on peut aisément le comprendre. La dignité est liée à la reconnaissance d’une même fraternité, d’une même humanité. Elle n’est donc pas liée à la liberté, mais à la relation et à cette égale dignité face à toutes les réalités. « La dignité humaine ressemble plus à un appel à un postulat qu’à un fait accompli ou bien élaboré par les hommes au plan aussi bien collectif qu’individuel. »[3] La dignité de la personne comme postulat demande ainsi de relayer cette fraternité dans la réalisation de la place de chacun au cœur de la société. Ce qui se comprend de manière républicaine se comprend encore mieux avec la définition religieuse d’homme créé à l’image de Dieu. Personne ne peut porter atteinte à cette image, et la valeur de don de la vie reste à respecter dans une cohérence des contingences. La dignité de l’homme à la lumière du Christ Rédempteur est bien une « dignité de la grâce de l’adoption divine et en même temps la dignité de la vérité intérieure de l’humanité ».[4] L’accueil d’une relation à l’autre qui accompagne, et soutient avec persévérance pour un meilleur bien, est compagnon d’humanité. Un artisan de la vie pour la dignité de la personne humaine et de son histoire afin d’aider à trouver une juste place, prendre conscience de sa valeur et faire mémoire de ce qu’il y a de beau et de vrai. La vraie liberté de l’homme est d’abord un accueil de l’histoire de l’autre et sa véritable dignité. Ni euthanasie, ni acharnement thérapeutique, impliquent alors le respect du corps en premier face à l’invasion des technologies. « La dignité de l’homme signifie qu’il faut placer l’être humain plus haut que tout ce qui a été conçu par lui dans le monde visible… L’homme ne vit pas pour la technique, pour la civilisation, et même pas pour la culture. »[5] L’homme vit pour la relation dans la construction d’une civilisation où chacun a toujours sa place, quel que soit son état, et ne peut en aucun cas être abandonné à son propre sort, ou vouloir accélérer son sort. La transcendance de la vie humaine rappelle chacun à son propre devoir de responsabilité de vie dans les actes à poser.
Alors comment accompagner une personne fatiguée de la vie, et dans une position de détresse telle qu’elle demande la mort ? D’abord lui rappeler qu’elle a de l’importance à nos yeux, et que nous sommes encore heureux de passer du temps avec elle. Que nous l’accompagnons dans sa démarche de partage d’histoires, et de valorisation de ce qui a été accompli. D’une recherche de relation riche de rencontres où le lendemain est attendu avec ardeur. « La personne est un tel bien que l’attitude juste et riche, porteuse de valeurs, ne peut être envers elle que l’amour. »[6] Une personne qui se sait aimer, dans la juste relation à l’autre, et la vérité du partage ouvre à d’autres réalités. Dans les demandes d’euthanasie, il faut entendre les détresses et les solitudes, comme parfois les désarrois suicidaires, et certainement pas prendre la demande comme argent comptant. Sans cesse rappeler qu’il ne faut jamais perdre confiance, et avancer dans sa propre histoire pour gouter à tout ce qu’il nous faut vivre. Déployer aussi ce qu’il faut pour aider à accompagner la souffrance, notamment en prenant du personnel compétent et formé. Savoir retrouver dans l’histoire, malgré les faiblesses du moment, les forces qui nous ont accompagnés jusque-là. Et pour nous chrétiens, la première force c’est le Christ Rédempteur qui nous dévoile par son incarnation la véritable dignité humaine jusqu’à l’agonie de la croix. Ne nous détachons pas du Christ. Par la foi il nous rend véritablement libres et nous apprend que l’amour se vit dans la vérité de nos actes et la juste relation aux autres pour construire un monde meilleur. L’amour s’est vraiment manifesté par la croix et redonne à toute vie humaine ses racines et son sens. « L’homme n’est pas capable de se comprendre lui-même à fond sans le Christ. Il ne peut saisir ni ce qu’il est, ni quelle est sa vraie dignité, ni quelle est sa vocation ni son destin final »[7]. Le débat de l’euthanasie a forcément une dimension spirituelle et tout baptisé doit donc réfléchir à la lumière de son baptême et de la tradition apostolique. La foi est commune et cohérente. Elle ne peut être une affaire d’option personnelle ou de sentiment issu d’une expérience souvent émotive et peu rationnelle. Retrouver le dialogue avec la personne, c’est lui rappeler l’amour de Dieu, mais aussi de notre présence fraternelle dans un témoignage de notre foi. « Une Église qui construit les ponts, le dialogue, toujours prête à accueillir …avec les bras ouverts tous ceux qui ont besoin de notre charité, de notre présence, de dialogue et d’amour. »[8] Cet appel général du nouveau pontife romain prend une coloration particulière dans la problématique de la fin de vie. Là plus qu’ailleurs il nous faut témoigner de l’audace de la foi missionnaire, et de cette présence du Christ qui illumine toute vie. Tenir les bras ouverts pour accueillir toutes les histoires et articuler l’ensemble dans la grande espérance du salut, où Dieu dans sa miséricorde accueille tout pénitent pour son royaume. Les besoins dans ces étapes ultimes de la vie ne sont pas une proposition de mort, mais bien un accompagnement de vie pour la vie éternelle.
Non, l’euthanasie n’est pas une bonne aide active à mourir, mais bien un meurtre avec préméditation. Il nous faut protéger le langage des avatars vaseux pour faire passer des notions étrangères à la raison et à la vérité. Défendre avec clarté la vie, c’est refuser le brouillard des situations pas souvent explicites pour trouver prétexte à la transgression de la loi de toute société : « Tu ne tueras pas. » Souvent nous aurons à répondre avec précision sur les positions pour ne pas répondre à des slogans mais effectivement recentrer le débat sur l’essentiel et refuser tout ce qui pourrait être un déracinement du bien commun et de ce qui fait la civilisation. Nous avons à réfléchir sur la personne humaine avec un devoir de lucidité pour ne pas entendre les sirènes des possibles, et d’un « puisque c’est possible, faisons-le ». La construction des Babel de la mort dans une volonté de recherche technique et d’accompagnement par des substances de plus en plus précises est l’agonie de la raison. Encore faut-il réentendre que la personne humaine est un sujet pour une relation et non un objet à ranger dans un cercueil. « La personne est un tel bien qu’on ne peut pas l’utiliser, elle ne peut pas être traitée comme objet et donc comme moyen pour atteindre un but. »[9] La volonté d’une régulation économique et démographique doit nous rendre opposés à cette proposition au nom même de la dignité humaine et de sa valeur intrinsèque.
Le naufrage d’une humanité réclamant l’euthanasie est patrie en perte d’âme. Elle est cette épave de la raison dans la mer des émotions, et les tempêtes de l’actualité et de la technique sans réflexion sur le sens et ce que cela induit de notre notion d’être ensemble et la vision d’espérance. Soyons une Église de communion où chacun a sa place, et où nous allons à la rencontre de chacun dans toutes les occasions afin d’aider à la croissance humaine et à la révélation de la vérité de l’amour dans le Christ, source de toute vie. Comme le rappelle si justement le saint pape, « aucune circonstance, aucune finalité, aucune loi au monde ne pourra jamais rendre licite un acte qui est intrinsèquement illicite, parce que contraire à la Loi de Dieu, écrite
[1] Gn 4,10
[2] p. 236, notre ami Karol Wojtyła de M. Maliński, le centurion 1980, ouverture du 8 février sur le colloque L’interruption de la grossesse dans tous ses aspects.
[3] p. 174 Mon ami Karol Wojtyła de M. Malinski le centurion 1980 Radio Vatican 10 octobre 1964
[4] &11 Redemptor Hominis – Jean-Paul II
[5] p. 174 Mon ami Karol Wojtyła de M. Malinski le Centurion 1980 Radio Vatican 10 octobre 1964
[6] p. 252 Mon ami Karol Wojtyła op. cité Référence au livre Les fondements du renouveau, l’étude sur la réalisation du concile Vatican II 1972
[7] p. 358 Mon ami Karol Wojtyła de M. Maliński le Centurion 1980 fin du premier voyage de JP II en Pologne
[8] Discours du 8 mai 2025 – Loggia – Léon XIV
[9] p. 252, mon ami Karol Wojtyła, op. cit. Référence au livre Les fondements du renouveau, l’étude sur la réalisation du concile Vatican II 1972
Dans une recherche sur le sens de la vie, il nous faut discerner l’histoire de vie de chacun et relire dans le contexte les positions. Une étude belge montrant que les mêmes personnes ayant une pleine santé sont pour l’euthanasie, avec ce qu’elles refusent, et quelques années plus tard, lorsqu’elles sont atteintes justement des maux décrits, refusent l’euthanasie. L’argument du validisme, comme posture idéologique, décrié par les opposants est tout à fait légitime. De même l’imposture financière dans un cynisme assumé doit être dénoncée au nom même de la raison, voyant en l’autre un frère, et de notre foi en disciple du Christ sachant reconnaitre en l’autre l’image de Dieu, la valeur sacrée de la bénédiction.
Les affres du validisme[1]
L’argument de l’euthanasie est posé par des personnes souvent non concernées, mais extrapolant l’avenir. « Au cas où » dans la souffrance, ils puissent y avoir un recours. L’argument est stupide, puisque la douleur peut être traitée par le déploiement des soins palliatifs dans presque la totalité des cas, et la souffrance étant liée à un état psychique, demande un accompagnement, lui aussi déployé par les soins palliatifs et l’accompagnement psychologique. . Que reste t’il à l’argument « au cas où » ? Rien ! Finalement, l’euthanasie n’est pas une question médicale mais une question de société qui renvoie à la dignité de l’homme dans l’accompagnement de sa vie et du sens de la fraternité par une relation proche et bienveillante. Hélas ! Nous sommes dans une forme d’idéologie stérile déployée par les « validistes » nous disent ceux qui souffrent de pathologies invalidantes. Le validisme étant donc le point de vue discriminant de personnes valides et qui s’oppose au point de vue de la personne porteuse d’un handicap invalidant et subissant l’exclusion au nom de ses pathologies.
Or l’argument d’une posture idéologique par des personnes n’ayant pas à se poser la question dans le quotidien, face à d’autres ayant des pathologies nécessitant à chaque fois des choix de vie pour gouter à l’extrême moelle de la vie, interroge pertinemment la position. Déjà le cas Vincent Humbert suppliant le droit de mourir avec une demande répété de sa part et finalement tué par sa mère « par compassion », a déclenché une salve de demandes d’autres malades dans des pathologies similaires suppliant qu’on ne le débranche pas. Or l’argument des valides est d’être extérieur à la souffrance vécue et de prendre des positions pour le bien des autres, dans une perversion compassionnelle. L’homme doit être accompagné, et non laissé dans l’abime décisionnel de sa propre solitude. La solitude ontologique dans le livre de la Genèse[2] renvoie à un impératif du relationnel, d’abord avec les animaux dans l’échange, et puis avec la femme dans la complémentarité. Face à la mort, et à l’absurdité du mal, l’accompagnement de la dignité humaine est bien de tenir la main pour vivre avec l’autre le passage. L’argumentaire doit tenir compte de l’histoire de chacun, et ceux qui sont concernés, notamment ceux qui vivent des pathologies invalidantes sont bien prédominants face à ceux qui parlent ex nihilo.
De plus, à travers une volonté de pacte social, il faut être attentif à ce que l’on véhicule dans la société. Si le fait d’être en parfaite santé est perçu comme une vraie liberté, faisant croquer la vie à pleines dents, avec l’insolente chance d’être sain et une recherche d’épanouissement à perte de sens, sans oublier la fascination d’une perfection physique que les salles de sport fabriquent de plus en plus, et l’illusion d’une recherche de performance pour la beauté du corps, on voit bien une vision superficielle et très matérialiste de la relation à l’autre. Tout étant dans l’apparence ! Ainsi les pathologies invalidantes, et la triste condition humaine dans le misérabilisme du moment dépendant renvoient à l’échec comme une perte de chance d’être pleinement, et avec l’horreur de la souffrance, comprenant parfois des difformités repoussantes. Alors pour le bien du peuple, éradiquons tout cela dans l’euthanasie, comme l’ont voulu certains régimes totalitaires ! L’euthanasie autorise ainsi à confier le travail aux médecins plutôt qu’au soldat ! Notons le progrès ! (C’est cynique mais très factuel). L’euthanasie est donc une condescendance à leurs propres maux, et une aide active à mourir pour une telle indignité ! Comment ne pas se révolter en tant que disciple du Christ face à de telles visions nous privant de la juste fraternité !
L’homme est créé à partir de la poussière du sol. Cela renvoie à une approche de ceux qui sont atteints dans leur vulnérabilité par un mal les rendant invalides. La vulnérabilité exerce une position sur le sens de la vie particulière. D’ailleurs sont-ils encore des personnes ou un tas de cellules à exciser ? Le problème profond d’une loi autorisant à tuer sur des critères discutables, est l’exemplarité d’un tel comportement et du relativisme de l’acte. Toute la question de la dépression – ou plutôt de la dépréciation de soi dans le handicap – devrait être abordée, mais également, une volonté de faire place nette sur tout ce qui pourrait être perçu comme des produits défectueux. Parler de dignité dans le droit de mourir est un non-sens. La dignité de l’homme est bien dans la croissance de vie, et les personnes dans des situations invalidantes en ont une conscience aigüe et vérifiée dans la réalité du quotidien. Proposer l’euthanasie, orientée vers toutes pathologies invalidantes, est discriminant d’une part, et d’un paternalisme confondant d’autre part. Cette forme de discrimination par la pathologie invalidante et ceux qui sont valides est infamante. Mais de telles positions sont liées aussi à la facture économique qui devient point de fracture
L’impensé économique
Relevons la problématique économique dans le système de santé, et l’étranglement budgétaire actuel qui pourrait justifier des choix douteux sur l’accompagnement de la vie. Comme est douteuse la volonté des organismes de santé et de retraite d’ouvrir le choix à la mort comme solution de vie…. Les promoteurs entrent dans ce courant de gestion démographique mondiale, avec une maitrise du vivant au nom d’une viabilité de confort et de maitrise des ressources.
Dans un débat sur la maitrise des dépenses de soins, la proposition de l’euthanasie fait économiser « 1,4 milliard d’euros par an »[3] comme le souligne Le Point. Il y a bien une rupture de fraternité que rappellent les études sur ce qui est déjà commis dans d’autres pays ayant accepté cette loi régressive. « Si l’on rapportait à la France les chiffres de « l’aide à mourir65 » … on enregistrerait 46.000 euthanasies par an, soit 177 euthanasies par jour ouvrable. En appliquant à ce nombre de décès le coût annuel de 26.000 euros de la dernière année de vie …, on arriverait approximativement à terme à 1,4 Md d’euros d’économies annuelles de dépenses de santé, si l’on transposait la législation du Québec. » L’article du Point cité fait froid dans le dos, par une approche utilitariste si éloignée de tout lien fraternel. L’autre est perçu comme un ticket à valider ou à rejeter. Le cout de la vie, et le cout sociétal de la prise en charge des personnes, comme un paquet d’humanité à charge de l’ensemble, posent la question de la dignité humaine et du sens même d’être en relation. Les anthropologues parlent de civilisation, lorsqu’on enterre les morts c’est-à-dire de porter souci vers l’autre jusqu’au dernier souffle. Avoir une vision purement économique est donc refuser l’accompagnement du dernier souffle. Les ratios proposés par le journal marquent aussi une autre réalité de l’approche de l’euthanasie beaucoup moins sympathique, parce que moins empathique. Signalons une fois de plus ; les premiers promoteurs de l’euthanasie sont les mutuelles de santé ! Il n’y a plus rien à ajouter une fois que l’on part de ce constat, même si un concert d’idiots utiles se joint à l’impensé économique pour justifier de telles positions !
Ajoutons la réflexion du psychiatre An Haekens citant son confrère : « Il constate par ailleurs un lien entre le nombre croissant des demandes d’euthanasie et le « déshabillage financier des soins » qui porte atteinte à la qualité de vie des personnes souffrant d’une maladie psychiatrique de longue durée »[4] Il y a bien une volonté de rationalisation économique avec l’absence de l’humain pour un meilleur rendement. Dans un autre domaine l’utilisation de l’Intelligence Artificielle (IA) peut mener vers les mêmes impasses dans une utilisation perverse de l’outil. L’homme est au cœur de la relation dans le pacte social, et l’accompagnement des plus vulnérables un choix de conscience pour partager la dignité humaine. Elle n’est pas et ne peut pas être un choix de mort, et encore moins l’accompagnement dans la mort. Derrière ces propositions de mort n’y a-t-il pas une crucifixion de l’homme au nom d’un intérêt économique ? Soigner coûte cher, éradiquer la vulnérabilité de l’homme en proposant la mort parait être une solution à moindre frais ! Mais que construisons-nous comme société ? Quelle est cette violence que nous introduisons comme une horde barbare de postures idéologiques pratiquant la politique de la terre brûlée pour une plus grande perte d’humanité ? L’euthanasie est une marche vers la déshumanisation, et l’argument économique en est une arme bien réelle. Seule une conscience droite puisant d’abord dans la raison, et la loi naturelle, et se prolongeant dans la foi et le discernement prudentiel, pourra trouver des parades efficaces à un tel fléau sociétal.
Le débat éthique sur le fonctionnement de notre vie morale, passe effectivement sur le sens, et non la mathématique desséchante des chiffres. Ne nous y trompons pas, le lien économique est bien présent, et doit être souligné dans l’accompagnement, comme un surplus d’humanité et non un coût. Tout est question de point de vue. Cette histoire des Andes nous le rappelle. Une fillette de 6 ans portait sur son dos son frère de 4 ans. Un homme passant dit avec empathie à la fillette, « C’est là un bien lourd fardeau ». La fillette répondit « Ce n’est pas un fardeau, c’est mon frère ». Tout est dit dans la vision du monde et la demande de mort est souvent un appel à la vie relationnelle, une vie fraternelle et non un fardeau d’être. Le point de vue de l’un comme poids physique et contré par la vision de l’autre comme aide psychique. Pour l’accompagnement de la fin de vie, nous avons à regarder avec les yeux de la vraie fraternité. Tenir bon avec le souffrant pour ajouter du sens à sa vie. Mais voilà, l’économique persiste à se montrer tenace. « Mise à part une prétendue pitié face à la souffrance du malade, l’euthanasie est parfois justifiée par un motif de nature utilitaire, consistant à éviter des dépenses improductives trop lourdes pour la société »[5] Les fardeaux lourds d’une société anxiogène sur l’avenir est prête au désastre planétaire comme le révèlent tous les discours sur la crise du climat, ajoutons les guerres sporadiques et une forme insidieuse d’insécurité nationale et internationale. Toutes ces anxiétés alimentent le débat sur l’euthanasie comme une solution à prendre en compte. La foi nous rappelle notre propre responsabilité à déployer les talents pour travailler au bien commun et être attentif à la maison commune dans une écologie intégrale. « Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme. En attendant, le monde de la consommation exacerbée est en même temps le monde du mauvais traitement de la vie sous toutes ses formes. »[6] La violence de la proposition d’euthanasie doit être également refusée dans son argumentation économique, comme une forme d’égoïsme du pacte social. La vie morale est la consécration de la vie fraternelle dans la vérité de l’amour et la gratuité du don. L’homme n’est pas une équation budgétaire ou une variable d’ajustement dans une pensée économique – de fait repliée sur elle-même.
Ajoutons à cela une forme d’hypocrisie dans le fait de voir que cela est discriminant. En effet, si nous sommes tous concernés, il y a bien une hiérarchie sur des échelles variées, suivant le contexte et la situation socio-économique. « Le chef médecin légiste de la province (Ontario – Canada) fait valoir que la pauvreté, la dépendance des patients vis-à-vis des prestations sociales et leur instabilité de résidence expliquent le recours à l’euthanasie pour ce public vulnérable, qui n’est pas en phase terminale78. Alors que l’isolement social concerne 15% des euthanasies en phase terminale, ce pourcentage monte à 39% pour les euthanasies qui ne visent pas des personnes en phase terminale79. »[7] L’euthanasie serait alors une solution pour cacher ces pauvres que l’on ne voudrait point voir. 39 % de personnes demandant l’euthanasie du fait de leur propre situation économique met à mal le bien-fondé d’une loi qui se révèle profondément inique et inhumaine. Et en France, s’il existe de vraies prestations sociales, qui par ailleurs grèvent le budget, la pauvreté reste un réel fléau bien présent, et les demandes d’euthanasie toucheront plus durement ceux qui sont dans le besoin économique ou social, aussi bien que ceux errants d’autres morts sociales.
[1] Le validisme – ou capacitisme – désigne un système de préjugés et de discriminations à l’égard des personnes en situation de handicap. Une société validiste considère les personnes sans handicap (« valides ») comme la norme, le handicap étant perçu comme un manque, et non comme une conséquence d’évènements de la vie ou d’une diversité au sein de l’humanité. Sciences humaines – 7 fevrier 2022 Qu’est-ce que le validisme ?
[2] Gn 2,18
[3] Le point, 8 fevrier 2025, Jérome cordelier « Le Dr Pascale Favre, autrice d’une note de la Fondapol, constate que les pays qui ont légalisé cette pratique ont élargi son champ d’application, provoquant l’explosion des demandes. » (Pascale Favre et Yves-Marie Doublet sont docteur en droit)
[4] P 93 Euthanasie l’envers du décor, article l’euthanasie pour souffrance psychique sans issue d’An Haekens étudiant dans le passage le psychiatre Boudewijn Chabot
[5] &15 Evanelii Vitae – Jean Paul II
[6] &225 Laudato Si – François
[7] Etude de Pasclae Favre et Yves-marie Doublet Janvier 2025, les nons-dits économiques et sociaux du débat sur la fin de vie – Fondation pour l’innovation politique – fondapol org
« J’ai dit au Seigneur ; Tu es mon Dieu, je n’ai pas d’autre bonheur que toi » La foi est une rencontre avec Jésus Christ, une communion personnelle de l’amour de Dieu, dialogue du jaillissement de la grâce qui illumine notre vie de sa Vie. Brigitte a témoigné avec audace de cette rencontre merveilleuse d’un Dieu qui est Père. Comme elle l’avait écrit « Moi j’ai un papa qui s’occupe de mes affaires »[i]. Une redécouverte de paternité, à la suite des conversions d’un Dieu que j’ai osé appeler Père. L’espérance du salut est relation à la paternité de Dieu, elle nous invite à participer à la joie du Royaume en enfants libres dans la foi pour laisser passer la lumière et se rendre disponibles à sa présence. Oui, la foi est un partage d’une relation amoureuse, avec cette ardeur missionnaire pour le partager à tous, comme une rencontre à vivre pour chacun. Alors résonne l’appel de l’apôtre comme ligne de conduite baptismale. « L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas… mais trouve sa joie dans ce qui est vrai » Point de long discours ou de structuration de discours théologique, mais cette expérience fondamentale de l’amour qui transperce l’être pour pénétrer à l’intérieur et embraser l’âme de ce désir insatiable de Dieu.
L’émerveillement du dialogue avec Dieu
Ma mère, Brigitte était une femme de prière. Nul ne peut lui retirer cela. Parfois un peu trop, j’entends bien, mais une volonté d’être dans le souffle de l’Esprit et de se laisser guider par la voix du Seigneur pour lui rendre hommage de tout son cœur. Par le chapelet, ou le parler en langue, elle témoignait des merveilles de Dieu et dans une lecture attentive de la Parole méditait tout cela dans son cœur en réfléchissant comment le vivre au jour le jour. Nous avons à témoigner de notre foi par une vie de prière où nous faisons confiance en Dieu en toute circonstance et choisissons toujours la croissance de l’amour pour grandir avec le Seigneur. Toute prière m’ouvre les horizons de mon humanité pour vivre ma vocation baptismale au service du Seigneur dans ce dialogue où tout prend sens lorsque je suis disponible à la grâce. « . Saint Jean de la Croix recommandait de « s’efforcer de vivre toujours en la présence de Dieu, soit réelle, soit imaginaire, soit unitive, selon que les actions commandées le permettent »[ii]. Au fond, c’est le désir de Dieu qui ne peut se lasser de se manifester de quelque manière dans notre vie quotidienne : « Efforcez-vous de vivre dans une oraison continuelle, sans l’abandonner au milieu des exercices corporels. Que vous mangiez, que vous buviez […], que vous parliez, que vous traitiez avec les séculiers, ou que vous fassiez toute autre chose, entretenez constamment en vous le désir de Dieu, élevez vers lui vos affections »[iii]. La mort de Brigitte, femme de prière nous montre comment vivre la prière dans le quotidien de la vie avec persévérance et quel que soit l’âge. Au dernier moment de sa vie, elle priait encore comme une supplication de l’action de Dieu dans sa vie jusqu’au dernier souffle. Rejoindre son Seigneur et entrer dans la communion des saints avec son époux et ceux qu’elle a rencontrés sur terre pour chanter les louanges du Seigneur.
Oui nous avons vu une vie de prière ancrée dans la tradition. Le pater noster que nous chanterons tout à l’heure, est d’abord une histoire familiale mais aussi une expérience de prière commune. Chanté lors de l’enterrement de mon grand-père avec tous les frères et sœurs de Brigitte, il rappelle l’importance d’une tradition que parfois nous avons trop vite oubliée sous prétexte de modernité autre nom d’une intolérance policée. Ma Mère avait une ouverture aimant l’ancien et le nouveau dans une recherche de se rapprocher de Dieu par la prière de louange et l’expression la plus juste de célébrer Dieu avec beauté. Elle aimait autant le Credo en latin, que le dernier chant charismatique sorti. Une diversité des chants pour se rapprocher de Dieu avec une volonté d’être tout à Lui pour toujours dans une forme de détachement de ce monde pour laisser Dieu se manifester pleinement. Le psaume nous invite à cette prière de louange « devant ta face débordement de joie ! A ta droite éternité de délices ! » qu’il nous faut cultiver dans le quotidien comme l’expression de cet amour pour Dieu qui se voit dans ma relation fraternelle. Une juste relation à l’amour de Dieu dans la vérité de nos actes et l’ardeur de notre foi. La prière est cette relation de complémentarité avec Dieu qui nous unifie et nous redonne une cohérence intérieure. En effet en contemplant l’amour nous sommes appelés à vivre d’amour et nous témoignons de cet amour dans toutes nos relations, c’est le fruit même de la prière. La vie intérieure introduit l’âme au désert et fait éprouver cette liberté d’image de Dieu appelée à laisser le feu de l’amour l’embraser sans la consumer, dans une communion avec le Fils pour rejoindre le Père dans le souffle de l’Esprit.
témoigner de la miséricorde du Seigneur
Lors d’un partage avec un paroissien, celui-ci me raconta plus tard, qu’en entendant ma mère Brigitte, parler de Dieu, il pouvait presque le toucher à ses côtés. En effet, comme une jeune fille amoureuse de son bien-aimé, Elle était dans ce désir de partager la grâce de Dieu, et de témoigner de sa foi vivante. Intrépide jusqu’à faire des pèlerinages, tant en Terre Sainte, qu’au Canada, ou à Rome avec l’ICCROS elle n’a pas cessé de raconter son bonheur d’avoir Dieu pour père et d’entrer dans la danse. « La danse de l’amour exalté, la danse de l’amour ressuscité, la danse de l’amour vainqueur, la danse de l’amour glorieux, la danse de l’amour croissance et vie, la danse de l’amour infini »[iv] Il y a un dynamisme de la foi dans ce partage de vie pour un monde meilleur. En disciple, elle a su être dans l’écoute de la Parole, mais aussi dans ce regard de bienveillance pour les frères et la capacité d’écouter parfois des heures, afin d’aider chacun à un chemin de croissance. La vie de disciple est de permettre une liberté féconde dans la croissance de chacun. Nous avons peut-être à réentendre cet appel de Dieu à vivre d’amour dans une recherche de communion en artisan de paix, et à garder un regard de bienveillance sur les autres. Certes, dans une Eglise un peu bousculée aujourd’hui, on est parfois plus dans la mort sociale que dans la bienveillance et l’ingérence intempestive de certains n’aident pas à un discernement prudentiel et juste. Qu’importe ! C’est à chacun de nous, en pierre de l’Eglise, d’appeler à la vérité de l’amour dans une recherche du meilleur bien, et d’aimer davantage pour vivre la miséricorde comme un don de Dieu pour nos frères.
Dans cette vie en profondeur, l’amour est bien ce jaillissement de la bénédiction de Dieu dans notre vie comme image de Dieu qui gouverne nos désirs et nous invite à lui ressembler dans des choix libres responsables pour une fécondité de la foi. Ne regardons pas autour de nous, mais bien en nous, comment nous sommes ouvriers du royaume en faisant germer l’amour autour de nous. Par notre baptême nous portons cette mission d’annoncer l’amour de Dieu pour chacun d’entre nous, comme la réalisation de la grande espérance du salut obtenu par le Christ. Plus nous aimons, plus nous savons pardonner, et plus nous répandons la bonne odeur de l’espérance du salut, un chemin de sainteté pour tous ceux qui y répondent. Le témoignage de l’amour s’enracine dans le pardon et répond à la foi par l’espérance. La miséricorde est un geste prophétique dans un monde de plus en plus violent et clivé. La résurrection nous fait entrer dans l’amour éternel. La mort est une pâque, un passage pour contempler Dieu face à face. L’espérance nous porte à vivre notre foi dans la force de l’amour parce que Dieu est amour. Pas d’autre logique que celle d’aimer dans la juste relation pour participer à l’héritage du royaume. « Le Christ en personne est le paradis, la lumière, le rafraichissement, la paix assurée que visent l’attente et l’espérance des hommes »[v]. Brigitte en a témoigné, et nous avons à porter cet héritage de la foi ancré dans la tradition apostolique pour continuer d’amener au Père toutes les âmes. Dans ce moment de prière pour les défunts, retrouvons la logique de l’amour jusqu’au pardon et laissons-nous embraser par le désir de Dieu pour connaitre la vraie joie de demeurer en sa présence.
Une liberté de l’amour dans la fidélité des choix fondamentaux
S’il est une recherche de Dieu qui a porté ma mère, Brigitte, c’est cette volonté de vivre en fidélité à sa Parole et la volonté d’écouter la Parole de Dieu.. Et les nombreux passages, comme des étapes de vie, marquent aussi l’itinérance de la foi qui est faite de recherche, et d’affinement. Elle a fait du scoutisme, et même de la JAC, jeunesse agricole catholique. J’ai été un peu étonne de la voir dans ce mouvement de jeunesse, « Qu’as-tu été faire là-dedans », lui ai-je lâché ! Elle m’a témoigné de la grâce de ce mouvement dans son étape de vie, comme une belle expérience de maturation humaine. Elle a continué les mouvements, comme les équipes notre dame, et les foccolaris ! Un désir de Dieu tout azimut. Une liberté d’aller dans les mouvements pour continuer de chercher Dieu. Puis l’expérience du Renouveau en 1973 au Bec Hellouin et ce changement de regard où l’expérience de l’Esprit Saint faisait sens de manière nouvelle. Certes, il y a eu beaucoup d’incompréhension en paroisse, et elle s’est souvent sentie jugée. Mais « la miséricorde se rit du jugement » et avec fidélité elle a été à l’écoute de la Parole. Sans cesse elle a continué avec humilité d’avancer dans la confiance en Dieu et en son œuvre, tout en partageant cette expérience nouvelle. Le Renouveau c’est d’abord une guérison physique, et cet appel du Seigneur « Crois-tu que je peux te guérir », puis cette guérison inexpliquée dès le lendemain, et son action de grâce allant au groupe de prière en Normandie chaque semaine, pendant plus d’un an avant de fonder son propre groupe en paroisse. Pour la petite histoire, elle avait attaqué la sécurité sociale en justice, car elle trouvait que les indemnités de son handicap n’étaient pas assez forte, et elle avait gagné ! Mais voilà, maintenant guérie, il fallait faire la vérité. Donc elle écrit à la sécurité sociale pour dire que le Seigneur l’avait guéri et donc elle ne pouvait plus percevoir les indemnités mensuelles. La réponse de la sécurité sociale fut anthologique. Madame, la sécurité sociale est un organisme laïque qui ne croit pas au miracle, nous maintenons donc votre indemnité. Le groupe de prière, l’étoile radieuse du matin, et la volonté de faire une petite communauté de vie n’ont pas tenu dans le temps et au bout de vingt-cinq ans s’est arrêté. Néanmoins dans les fruits, plusieurs ont demandé le baptême, d’autres ont été guéris de la dépression, puis il y a eu la réalités d’un accueil inconditionnel dans un accompagnement constant. Ce groupe a été source de grâce, référence parmi les multiples groupes de prière, comme une instance d’insertion ecclésiale des fruits de l’Esprit.
Cette liberté de la foi dans les multiples rencontres, ou elle a pu partager avec ardeur cette rencontre du Christ avec des grands noms de l’école biblique de Jérusalem, ou avec Jean Pliya et d’autres noms pour le renouveau. Un couple qui ne payait pas de mine mais partageait à tous la foi avec disponibilité et générosité. Les parents ont côtoyé aussi le Full Gospel, les hommes du Plein Evangile, avec enthousiasme, tout en percevant la fragilité d’un œcuménisme tirant vers le protestantisme et ils se retirèrent silencieusement pour continuer leur chemin de foi. Les expériences spirituelles demandent du discernement et ne sont pas toujours sans poser question, mais les orientations de vivre du Christ et d’être dans l’obéissance de l’Eglise, tout en maintenant un éveil sur le souffle de l’Esprit Saint leur ont permis de continuer de grandir dans la foi. Il est important de se dire que l’expérience humaine ne se faisait pas de certitude ou de perfection, mais bien d’une marche qui demande sans cesse un peu de discernement, beaucoup de conversion personnelle, de remise en question pour agir dans la vérité de la Parole et trouver le chemin de croissance qui sera le nôtre.
Conclusion
Nous prions pour le repos de l’âme de Brigitte et en même temps nous témoignons de la grande espérance du salut. La foi se manifeste par la confiance en Dieu et cette brulure intérieure de l’amour pour avancer dans la communion des saints, c’est-à-dire des vivants et des morts. En serviteur fiable, Brigitte entre dans la joie de son maitre, et nous avons à continuer notre chemin de foi avec confiance. Entendons là nous dire : J’entrerai dans la louange au ciel les bras levés vers mon Père pour chanter ma joie d’être enfin avec Lui pour l’éternité dans la civilisation de l’amour qui ne s’éteint jamais.
[i] Mon Père, Brigitte Bellut
[ii] &147 Gaudete et exsultate – François – Degrés de perfection, 2 (Œuvres complètes, Paris 1990, p. 313).
[iii] Id., Avis à un religieux pour atteindre la perfection, 9b (Op. cit., p. 311).
[iv] Mon Père, Brigitte Bellut
[v] P 133 La mort et l’au-delà – Joseph Ratzinger
Janvier 2022

Lettre des fiancés
Fraternité renouvelée
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Elle a pris sur son indigence
Jésus parlait à ses disciples
Parrain sous X
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EDITO 1 SEPTEMBRE 2021

